Réussir bovins viande 27 juin 2007 à 16h26 | Par François d´Alteroche

Upra Aubrac - Les races rustiques veulent se faire entendre

La constitution de la nouvelle interprofession, qui s´est déroulée en l´absence notamment des races rustiques, a alimenté les discussions de l´assemblée générale de l´Upra Aubrac.

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Pour l´Upra Aubrac comme pour tous les organismes travaillant dans la génétique bovine, la mise en place du nouveau dispositif génétique français va être un cap important à franchir dans les mois à venir. Le passage de l´Upra à l´organisme de sélection est prévu pour le premier janvier prochain au plus tard. A l´occasion de la dernière assemblée générale de l´Upra, la mise en place de la nouvelle interprofession génétique a été abordée. Le fait que l´ensemble des races bovines et en particulier les races rustiques n´aient pas été conviées au moment de la constitution de cette interprofession a été fraîchement apprécié.
Un Collectif des races des massifs
« Dans ces conditions, comment ferons-nous entendre notre voix dans le nouveau dispositif génétique français ? », n´a pas manqué de souligner Henry Peyrac, président de l´Upra Aubrac qui s´interroge également pour savoir quelles vont être les modalités de financement de cette nouvelle interprofession. Une question pour l´instant toujours sans réponse.
En revanche le Collectif des races des massifs (Coram) qui fédère plusieurs races bovines (dont la Salers et la Gasconne) et ovines des zones montagneuses semble en bonne voie. Un animateur a été embauché, et comme l´a souligné Henry Peyrac, « l´objectif de ce nouvel outil est de nous permettre de regrouper nos moyens sur des actions communes afin de faire connaître nos spécificités de races de montagne tout en conservant notre indépendance dans nos orientations et notre organisation interne. »

Dans une région comme l´Aubrac où le bétail maigre assure par force, l´essentiel du chiffre d´affaires des exploitations compte tenu du contexte pédo-climatique où elles évoluent, la conjoncture morose actuelle sur les broutards a mobilisé une bonne part des débats.
Cet hiver, la différence de prix entre les mâles purs et croisés s´est accrue. Il a donc beaucoup été question de l`intérêt d´accroître le taux de croisement. Une pratique qui va d´ailleurs dans le sens d´une amélioration génétique en conduisant avec des taureaux charolais, les femelles dont la descendance ne présente a priori guère d´intérêt pour assurer le renouvellement ou l´accroissement numérique des troupeaux.

Un très bon cru grâce aux exportations
Côté finances, le dernier exercice est bénéficiaire. Le rôle très positif de la délivrance des pedigree à l´exportation a été souligné. L´année écoulée est considérée comme un très bon cru grâce à l´exportation de 423 reproducteurs inscrits (334 en 2005), avec la Hongrie, la Suisse et l´Irlande pour les trois premières destinations.

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