Réussir bovins viande 25 mars 2016 à 08h00 | Par Virginie Quartier

Un débouché bien valorisé pour l’Apal

Lors de son assemblée générale le 21 janvier dernier, l’Apal a consacré une table ronde à la production de viande haut de gamme pour la filière Hugo Desnoyers.

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L'Apal fournit l'enseigne Hugo Desnoyers, qui promeut une viande haut de gamme. En bœuf, la qualité se décline en trois "appellations" : délicat, rond, corsé.
L'Apal fournit l'enseigne Hugo Desnoyers, qui promeut une viande haut de gamme. En bœuf, la qualité se décline en trois "appellations" : délicat, rond, corsé. - © hugodesnoyer.com

Depuis décembre 2014, la filière Hugo Desnoyers se fournit en partie auprès de l’Apal (Association de production animale de l’Est). La marque Hugo Desnoyers, créée par le boucher parisien du même nom, promeut une viande de qualité, produite à l’herbe. "Cette viande est vendue dans le monde entier. Le territoire français est trop petit, trop encombré par les réseaux de distribution qui tirent les prix vers le bas. On ne parle pas assez de qualité. Nous allons sur des marchés où nous n’avons pas de concurrents, où les gens n’ont pas peur de vendre la viande à 200 euros le kilo", explique Alain Mikli, associé d’Hugo Desnoyers.

Une ration stricte qui valorise l’herbe au maximum

"C’est une mise en valeur de notre travail", témoigne Céline Massotte, éleveuse de Salers en Haute-Marne. "La finition des animaux dure plus longtemps. Les animaux mis en contrat, uniquement des femelles, sont sélectionnés tôt pour adapter rapidement leur ration. Quand ils partent, ils ont un état d’engraissement supérieur aux autres animaux. Pour nous, cette filière n’est pas forcément plus contraignante, mais le temps de présence sur l’élevage est plus long et ils sont dans des cases séparées."

Pas de marchandage, mais une relation positive

Dans ce schéma, le rôle de l’Apal est d’aller à la recherche des éleveurs dont le système d’élevage correspond au cahier des charges et de planifier les sorties en fonction de la demande. Avec deux à trois animaux par semaine pour l’Apal, ce débouché amené à augmenter reste certes une niche, mais une niche bien valorisée. "Dix de nos producteurs sont engagés dans la démarche. Si les animaux qui entrent dans cette filière sont bien valorisés, c’est un juste retour au regard des exigences du cahier des charges et du temps d’engraissement", avance Sophie Lacroix, directrice de l’Apal. Le cahier des charges interdit l’utilisation d’ensilage de maïs, de tourteau de soja. C’est un nutritionniste qui travaille pour Hugo Desnoyers qui élabore les rations des animaux sélectionnés. "Pour nous, c’est très agréable de discuter avec des personnes qui veulent que tout le monde gagne sa vie, qui veulent redonner une image positive à la viande", poursuit-elle. "Nous ne sommes pas là pour marchander, mais pour tirer une filière vers le haut", renchérit Alain Mikli.

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