Réussir bovins viande 16 mars 2016 à 08h00 | Par François d'Alteroche

Réduire la part des femelles improductives

Elles prennent de la place dans les pâtures et les bâtiments, et ne produisent rien. Rajeunir l’âge au premier vêlage et détecter au plus tôt toutes les femelles vides sont deux solutions pour réduire l'importance des UGB improductives dans un cheptel allaitant.

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Rajeunir l’âge au premier vêlage permet d’améliorer l’efficacité économique du système de production.
Rajeunir l’âge au premier vêlage permet d’améliorer l’efficacité économique du système de production. - © F. d'Alteroche

La crise oblige à serrer tous les boulons. Alors que tous les éleveurs attendent d’abord une meilleure tenue du prix de leurs animaux, prétendre qu’il faut encore et toujours réduire le niveau des charges peut être analysé comme une provocation. Telle n’est pas l’intention de ce dossier, lequel vise d’abord à attirer l’attention sur des pratiques qui ont fait leurs preuves dans certains élevages pour réduire la part des UGB (1) improductives. Il existe pour cela deux solutions. L’une consiste à rajeunir l’âge au premier vêlage. C’est un levier efficace pour améliorer la productivité d’un troupeau et diminuer le besoin en places dans les bâtiments. Rajeunir l’âge au premier vêlage permet d’améliorer l’efficacité économique du système de production, mais nécessite d’adapter les rythmes de croissance pour préparer correctement les génisses à leur future carrière de reproductrice. Cela nécessite une bonne technicité et une génétique adaptée. L’augmentation régulière du poids moyen des cheptels et l’amélioration des itinéraires de conduite des génisses d’élevage laisse à penser qu’un vêlage plus précoce pourrait prendre de l’importance dans un nombre croissant d’exploitations.

Détecter les vides et les réformer au plus tôt

Réduire la part des UGB improductives réside surtout dans la détection précoce de toutes les vaches et génisses qui n’ont pas rempli, ont avorté ou se sont décalées, de façon à les mettre au plus tôt à l’engraissement. Attention aux vaches auxquelles on pardonne un petit décalage dans les dates de leurs vêlages, en partant du principe que ce sont « les plus lourdes », « les mieux indexées » ou qu’elles ont « fait naître un phénomène » l’an dernier. Si elles décalent leur date de vêlage, c’est que toutes belles et lourdes qu’elles soient, ce ne sont pas les meilleures reproductrices du troupeau dès l’instant qu’elles s’éloignent trop du ratio idéal d'un vêlage tous les 365 jours.

(1) Unité de gros bétail.

- © F. d'Alteroche

Pour en savoir plus

Voir dossier Réussir Bovins viande de mars 2016. RBV n°235, p. 20 à 35.

Au sommaire :

- p. 22 . Le plus n'est pas forcément le mieux. Etude dans le Puy-de-Dôme.

- p. 24 . En Salers, renouveler beaucoup est payant. Etude dans le Cantal.

p. 26 . De la naissance au premier vêlage, chaque jour compte. Chez Marie-Thérèse et Jean-Michel Rocheteau.

p. 28 . " Les vaches doivent entrer dans le cadre ". Au Gaec des prairies.

p. 32 . Premier vêlage à 30 mois et double période de vêlage. Au Gaec Val du Taurion.

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