Réussir bovins viande 31 janvier 2017 à 08h00 | Par S.Bourgeois

Prévisions 2017 : la production de viande bovine toujours en hausse

L’Institut de l’Elevage prévoit pour cette année une production de femelles légèrement en hausse, avec autant de réformes laitières qu’en 2016 mais davantage de réformes allaitantes.

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- © F.Alteroche

Le mouvement initié en 2014 d’augmentation du cheptel allaitant est en phase de stabilisation depuis quelques mois. Ceci devrait libérer encore davantage de réformes allaitantes en 2017, d’autant plus que les génisses prêtes à entrer en production restent nombreuses. Le nombre de réformes laitières devrait rester à son apogée sur l’année, malgré la poursuite du redressement du prix du lait, à un niveau quasi identique à celui de 2016.

Finalement, la production totale de femelles est prévue à 842 000 téc, soit 1,8 % de plus qu’en 2016, mais toujours à un niveau inférieur qu'en 2012.

Les exportations de broutards pourraient légèrement baisser, de 1 %, par rapport à 2016 avec une offre globalement stable du fait du ralentissement de la capitalisation allaitante. L’évolution vers davantage de femelles se poursuivra. « Les flux vers l’Espagne resteront dynamiques. L’ouverture du marché israélien pourrait compenser le quasi arrêt des ventes vers la Turquie. »

Pour les jeunes bovins, la production devrait baisser très légèrement, de 0,6 %. L’effectif des jeunes bovins laitiers sera toujours en recul. L’effectif des jeunes bovins allaitants au 1er décembre dans la BDNI est en baisse mais la hausse du poids de carcasse devrait compenser cet effet. « Les exportations de jeunes bovins vivants pourraient augmenter légèrement, de 5 000 têtes, sous l’effet de l’aide à l’allègement qui stimulera les expéditions en vif en janvier et février, mais aussi de la remontée des cours du pétrole qui stimulera le pouvoir d’achat de certains pays importateurs (Algérie, Libye…)."

La consommation française, calculée par bilan, a baissé de 1 % en 2016 et devrait poursuivre sur cette tendance cette année. L’Institut de l’Elevage prévoit des volumes importés en baisse, du fait des disponibilités en viandes de femelles françaises et de l’obligation d’étiquetage sur les plats préparés. Les exportations pourraient augmenter légèrement. « Non seulement la demande française pour le jeune bovin sera restreinte étant donnés les volumes de viande de femelles sur le marché, mais certains marchés exports seront demandeurs, comme la Grèce et l’Allemagne. Le débouché italien pourrait en revanche être quelque peu saturé. »

 

 

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