Réussir bovins viande 29 novembre 2016 à 08h00 | Par Bernard Griffoul

Pour une appellation veau inscrite dans les textes

La filière veau d’Aveyron et du Ségala souhaite que la dérogation, qui lui permet d’utiliser l’appellation veau jusqu’à 10 mois, figure noir sur blanc dans les textes réglementaires.

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Elevé sous la mère, le veau d’Aveyron et du Ségala est abattu à un âge moyen de 247 jours et à un poids moyen carcasse de 231 kg. Il représente 50 % de la production française de veaux label rouge.
Elevé sous la mère, le veau d’Aveyron et du Ségala est abattu à un âge moyen de 247 jours et à un poids moyen carcasse de 231 kg. Il représente 50 % de la production française de veaux label rouge. - © B. Griffoul

On croyait l’affaire réglée, mais elle ne l’était pas. La filière veau d’Aveyron et du Ségala, qui bénéficie d’une double identification (label rouge et IGP), revient à la charge pour faire reconnaître définitivement son appellation veau. En 2007, la réglementation française a fixé la barre à 8 mois pour l’appellation veau. Entre 8 et 12 mois, l’animal est un jeune bovin. Or, l’âge d’abattage des animaux, dans la filière aveyronnaise, se situe entre 6 et 10 mois, avec une moyenne à 8 mois et 5 jours. En 2007, la filière, faisant valoir son antériorité, a obtenu une dérogation européenne pour considérer toute sa production comme du veau. Mais le découplage ultérieur de l’IGP, européenne, et du label rouge, français, a créé une incohérence entre les deux signes de qualité : l’IGP permettant l’appellation veau pour tous les animaux, le label rouge jusqu’à 8 mois seulement. Un « deal » avec l’administration française a néanmoins permis à continuer à utiliser l’appellation veau pour toute sa production. Mais sans que cela ne soit écrit noir sur blanc. Les quatre abattoirs agréés travaillent tous les animaux labellisés comme du veau. « Les personnes ont changé dans l’administration et, parfois, les nouveaux interlocuteurs s’en tiennent au texte, explique Agnès Mallet de Chauny, directrice de l’interprofession (IRVA). Les remises en cause administratives sont de plus en plus fréquentes, dues à ce que l’administration française n’a jamais écrit ce qu’elle applique de fait sur le terrain. » L’interprofession veut donc saisir l’occasion de la réécriture des conditions de production communes aux produits label rouge, qui est en cours, pour que le droit d’utiliser pleinement l’appellation veau soit définitivement inscrit dans les textes. « Nous ne remettons pas en cause la réglementation, mais nous demandons une position claire de la France pour que le label rouge nous autorise à continuer d’appeler veau la totalité de notre production, tout simplement parce que c’est un veau », poursuit la directrice de l’IRVA.

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