Réussir bovins viande 01 octobre 2004 à 17h23 | Par Jean-Jacques Biteau

Polyculture-Elevage - Le semis direct sur couvert végétal améliore les résultats économiques

Marinus Piek a choisi de réduire le nombre de façons culturales sur les parcelles de son exploitation de polyculture élevage pour limiter les coûts et améliorer la structure des sols.

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Depuis quelques années, Marinus Piek souhaite réduire les frais sur son exploitation de polyculture élevage (une centaine de bovins) située à Sérignac (Tarn-et-Garonne). C´est en fait sur la mise en culture des 120 hectares (Ray grass ; mélange avoine, vesce, blé et pois fourrager ; maïs, sorgho et jachères) que l´exploitant souhaite diminuer ses charges. Depuis deux ans, il a choisi d´implanter ses cultures sans travail du sol, avec un semoir de semis direct. « Cette parcelle, située sur l´un des plus mauvais sol de l´exploitation, est ensemencée d´un mélange d´avoine, de blé, de vesce et de pois fourrager. C´est la troisième culture sans toucher le sol, après un maïs qui a été ensilé et lui-même semé sur de l´herbe qui a été ensilée ». Le mélange a été récolté en enrubannage, au début du mois de juin.


Le système racinaire des plantes travaille le sol
Un semis de tournesol a été réalisé sur certaines parcelles. Une vingtaine d´hectares sont semés en maïs avec le semoir Séméato à une distance entre rangs de 34 cm (1 rang sur 2) et une autre vingtaine en sorgho. Marinus Piek apprécie « la bonne implantation et l´état végétatif satisfaisant des sorghos sur les terres de boulbène ».
La solution de réaliser les semis sans travailler le sol permet de réduire les frais d´implantation des cultures et de faire face à une main-d´oeuvre de plus en plus rare. La réduction du nombre de passages sur les parcelles permet aussi d´effectuer des économies en carburant. « En minimisant le nombre d´interventions dans les parcelles, c´est un moyen de limiter ses charges et de s´adapter à la future politique agricole commune. C´est aussi un gain pour la structure du sol. Le travail se fait par les racines des plantes et non par des outils, » constate Marinus Piek. La présence d´un couvert végétal en hiver maintien la structure du sol ce qui réduit l´érosion, notamment dans les pentes. Ce couvert peut être aussi récolté et valorisé par les animaux avant un nouveau semis de printemps.

La présence d´une légumineuse dans le couvert est aussi un atout pour la culture suivante.
Dans ces cas, la présence de plusieurs trémies de semences sur le même semoir permet d´effectuer l´implantation de plusieurs cultures en un passage, même si les cultures germent à des périodes différentes.

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