Réussir bovins viande 16 novembre 2015 à 08h00 | Par Cyrielle Delisle

Pointer à partir de photos

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Si la technique du photopointage est validée, il sera alors possible à l’aide d’un smartphone équipé d’une coque émettant un laser, d’apprécier la morphologie des animaux.
Si la technique du photopointage est validée, il sera alors possible à l’aide d’un smartphone équipé d’une coque émettant un laser, d’apprécier la morphologie des animaux. - © France Conseil Elevage

La filière Bovins croissance de France Conseil élevage s’est lancée sur un projet de recherche et développement dont l’objectif est d’obtenir une appréciation morphologique de l’animal et ce, à partir d’une photo prise à l’aide d’un smartphone : la technique du Photopointage. « Cette technologie est en cours de développement. Les algorithmes sur lesquels nous travaillons restent encore à valider. Sur certains postes de pointage, cette pratique pourrait remplacer l’œil humain, aussi bien en allaitants (estimation du poids et du pointage) qu’en laitiers (note d’état corporel) et ainsi éliminer la part de subjectivité existante et sécuriser la collecte des données. Pour d'autres, comme par exemple pour les aplombs, l'œil sera gardé, car ils ne sont pas faciles à évaluer sur photos. Il pourra peut être également présenter un moyen plus fiable d’estimer les poids de naissance des veaux ou celui des génisses avant la mise à la reproduction, si l’éleveur ne dispose pas de balance », note Christophe Lecomte, directeur adjoint de France Conseil élevage.

Une pratique développée en races Charolaise et Limousine

L’ajout d’une coque émettant un laser permet d’évaluer les distances et d’obtenir les mesures de pointage. Différentes mesures (longueur, profondeur, rectitude…) des parties de l’animal sont connues à partir de deux photos, l’une prise sur le côté, l’autre à l’arrière. La base de données initiale est constituée de 1 500 animaux, moitié charolais et moitié limousins, divisés à parts égales entre mâles et femelles. Si cette technique est validée sur ces deux races, elle sera développée pour les autres races allaitantes.

« Un changement sera certes initié par cette technologie dans les modalités de collectes des données, mais elle n’impactera pas le service au niveau du pointage. Si le système est suffisamment robuste, on peut espérer sa sortie d’ici un à deux ans », poursuit Christophe Lecomte. Ce projet est réalisé en partenariat avec l’Institut de l’élevage et une société Suisse, Ingenera.

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