Réussir bovins viande 10 janvier 2003 à 11h14 | Par Denis Lucas

Mécaniser l´installation des clôtures grâce à l´investissement en commun

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Seize mille huit cents euros pour poser des barbelés : à priori, la note peut paraître salée. C´est pourtant l´investissement qu´a réalisé la Cuma de la Maulne, dans le Maine-et-Loire, en janvier 2001.
Trente adhérents de la Cuma se sont regroupés pour acheter une machine à poser les barbelés Cloturmatic 4 RX de Rabaud. En un passage, cette machine permet de dérouler, positionner et clouer quatre rangs de fil barbelé. « Nous avons opté pour une machine à quatre rangs à la demande des adhérents qui élèvent des veaux sous la mère, pour avoir un quatrième rang de fil assez bas », explique Patrick Huet, président de la Cuma. Les éleveurs ont choisi d´équiper cette machine avec un cloueur pneumatique pour poser les crampons qui maintiennent le barbelé sur les poteaux. Alimenté par un compresseur, il permet de fixer rapidement les quatre rangs de barbelé, au fur et à mesure qu´ils sont positionnés.
« Pour clouer à la main derrière une machine à quatre rangs, il faudrait beaucoup de monde » remarque Patrick Huet. « D´ailleurs, si nous n´avions pas pris le cloueur, nous aurions choisi une machine à deux rangs. » Cet équipement utilise des crampons calibrés fournis par le constructeur Rabaud. « Il est lourd (près de 12 kilos avec les crampons) et assez fragile, note Patrick Huet. Il ne doit pas, par exemple, être posé au sol, car la terre peut perturber le mécanisme. L´idéal serait qu´une seule personne l´utilise. »
©Rabaud

©D. R.


Chaque adhérent paie 122 euros par an
La Cloturmatic permet de poser 150 mètres de clôture par heure avec une tension et un positionnement des fils constants. Pour faciliter le travail dans les angles, la machine peut être déportée d´un mètre grâce à un vérin hydraulique. Dans les coins, les utilisateurs ont adopté une technique particulière : la tension des fils est relâchée, les barbelés sont passés derrière le poteau d´angle à la main, puis remis en tension.

« Il faut un tracteur de 90 chevaux minimum pour utiliser cette machine », explique Patrick Huet « à cause de son poids de plus de 1 200 kg et de la force due à la tension des fils ». Le chantier mobilise au minimum deux personnes, pour la conduite du tracteur et l´utilisation du cloueur. Afin d´assurer les remboursements réguliers des annuités bancaires, la Cuma demande à chaque adhérent de verser 122 euros par an, ce qui lui donne droit à huit heures d´utilisation. Chaque heure supplémentaire est facturée 7,62 euros. D´autres Cuma utilisent également la machine. Elles paient alors une part fixe de 122 euros par an et chaque heure d´utilisation leur est facturée 12,20 euros.Pour pouvoir assister tous les utilisateurs en cas de problème, trois responsables de la Cuma ont reçu une formation par le constructeur Rabaud.
Répartis sur les cinq cantons que couvre la Cuma, ces responsables peuvent intervenir sans avoir à se déplacer sur de longues distances.

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