Réussir bovins viande 21 novembre 2017 à 08h00 | Par S.Bourgeois

Maïs fourrage 2017 : quantité et qualité dans les silos

Arvalis Institut du Végétal tire le bilan des récoltes d'ensilage de maïs. 2017 est un bon cru qui permet aux éleveurs de refaire les stocks.

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- © Arvalis-Institut du Végétal

"Les maïs 2017 sont pour la majorité d'entre eux particulièrement riches en amidon avec une bonne qualité des tiges et feuilles" explique Arvail Institut du Végétal dans son bilan de la campagne diffusé le 20 novembre.

Ceci devrait permettre d'augmenter la densité énergétique des rations pour les bovins en finition sans pour autant poser de problème sanitaire. "Les jeunes bovins en engraissement supportent en effet des teneurs en amidon élevées, de 35 à 38 %, dans la ration " rappelle l'Institut.

Implantations précoces, printemps favorable à la mise en place et été propice au remplissage des grains expliquent les bons résultats constatés pour cette campagne. Par rapport à 2016, les maïs sont en moyenne plus riches en énergie et moins encombrants.

Les récoltes ont démarré fin août dans les régions Poitou-Charente, Pays de la Loire, Champagne-Ardennes, Lorraine. En bordure maritime Nord-ouest, les maturités ont avancé plus lentement. Les récoltes ont débuté mi-septembre pour se terminer mi-octobre, pas plus tard que d'habitude.

Les rendements sont élevés, nettement supérieurs à la moyenne quinquennale dans la grande majorité des régions. Le rendement moyen national est estimé à 13,8 tMS/ha alors qu'il était de 12 tMS/h en 2016. Seule la région Rhône-Alpes marquée par un déficit hydrique important a un rendement moyen en retrait par rapport à la normale. Les régions mitoyennes de Rhône-Alpes ont pu aussi être impactées par cette sécheresse.

"Du côté des ravageurs, on observe une progression de la pyrale sur maïs fourrage liée aux conditions climatiques du printemps, mais aussi à l'absence de lutte dans de nombreuses situations" signale d'autre part l'Institut.

Un taux d'amidon dégradable dans le rumen élevé

En ce qui concerne la valeur alimentaire, le teneur en amidon moyenne sur la France entière est de 33 %. En zone Sud-est, la sécheresse estivale subie a pour conséquence une teneur en amidon plus faible, autour de 31,4 %, et une variablilité assez importante. Les taux de remplissage élevés des épis ont pour conséquence un taux d'amidon dégradable dans le rumen plus élevé que l'an dernier. "Dans plus de la moitié des départements, surtout en zone sud-ouest et nord-est, plus d'un quart des silos présentent des teneurs en amidon dégradable dans le rumen à plus de 300 g/kgMS."

Les parties tige feuilles présentent un haut niveau moyen de fibres digestibles avec un dNDF autour de 51,1 %. La disparité est importante sur ce critère au sein d'une même zone.

Les teneurs en MAT sont particulièrement élevées cette année avec en moyenne nationale 7,7 g de MAT/kg MS (+0,6 g par rapport à 2016).

20 % des ensilages ont une valeur UFL en dehors du créneau moyen

Les teneurs en UFL sont globalement bonnes, avec de fortes disparités intra-zones sur le niveau mais surtout sur l'origine de l'énergie, critère dont il faut tenir compte pour bien complémenter le fourrage. " Et 20 % des ensilages 2017 qui sont en dehors du créneau courant 0,88-0,97 UFL !"


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