Réussir bovins viande 02 mars 2015 à 08h00 | Par François d'Alteroche

Faciliter la distribution des rations

La distribution des rations dans les bâtiments est l'une des principales composantes du travail d'astreinte. Cette tâche est de plus en plus souvent mécanisée et même parfois robotisée. Tour d'horizon de différentes solutions.

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Mélangeuse Vmix plus de BvL, de 15 m3 à deux vis verticales, dotée de son propre système de chargement.
Mélangeuse Vmix plus de BvL, de 15 m3 à deux vis verticales, dotée de son propre système de chargement. - © S. Bourgeois

Gagner du temps et limiter la pénibilité. Pour répondre à ces objectifs, la plupart des éleveurs de bovins ont opté pour une mécanisation accrue des différentes tâches liées à la conduite de leur troupeau. Pour distribuer les rations, l'évolution de la dimension des cheptels associée à la modernisation des bâtiments d'élevage a permis à la mélangeuse tractée de multiplier le nombre de ses adeptes. Cet engouement a été favorisé par la volonté de confectionner des rations plus économiques mais aussi mieux équilibrées en y incorporant le maximum de fourrages grossiers. Attention toutefois à bien raisonner l'utilisation de cet outil surtout si le système fourrager comprend une forte proportion de foin ou d'enrubannage.

De la mélangeuse au libre-service, diverses solutions existent

Parmi les solutions pour se dégager de l'astreinte de la distribution, il y a la délégation à une Cuma mélangeuse automotrice. Economiquement, elle tire son épingle du jeu si les exploitations sont suffisamment groupées. Une autre éventualité est celle des auges mobiles et des pousses fourrages. Mis au point il y a une vingtaine d'années, ce sont des solutions peu répandues dans les élevages français et encore moins dans les exploitations allaitantes spécialisées. La distribution via un robot fait ses premiers pas et a un côté plus futuriste. Quelques rares éleveurs ont choisi d'opter pour cette solution qui sur le territoire français concerne pour l'instant presque exclusivement des élevages laitiers.

Le libre-service est lui classiquement rencontré. Via un râtelier régulièrement réapprovisionné, cette solution est souvent utilisée de façon transitoire dans l'attente de la construction d'un nouveau bâtiment, mais peut correspondre à une stratégie plus pérenne. À condition d'être bien réfléchi, le libre-service à partir d'un silo est bien adapté pour des lots de dimension modestes. Même s'il ne permet pas un rationnement précis, il présente en revanche d'incontestables atouts sur les volets temps de travail et coût de distribution. Il n'est malheureusement pas facile à adapter aux stabulations de grande dimension hébergeant des effectifs très conséquents.

- © Sophie Bourgeois

Pour en savoir plus

Voir dossier Réussir Bovins Viande de février 2015. RBV n°223, p. 18 à 38.

Au sommaire :

. p. 20 - S'affranchir de la distribution avec un robot d'alimentation - L'alimentation automatisée

. p. 26 - Une automotrice pour gagner en confort et en précision - Au Gaec du Logis dans le Maine-et Loire

. p. 28 - Un désilage par semaine avec des auges mobiles - Pour gagner en temps et en place

. p. 32 - 100 % des fourrages en libre-service - Chez Christophe Rochard

. p. 34 - Des silos en libre-service pour cinquante Salers - Chez Bernard Ginalhac dans le Cantal

. p. 37 - Vingt heures de travail par vache en moyenne - Chambre d'agriculture de l'Aisne

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