Réussir bovins viande 15 octobre 2013 à 08h00 | Par Sophie Bourgeois

Être compétitif dans le Grand Ouest

Coûts de production. Fortes variations des matières premières, hausse instable des prix de vente, concurrence des cultures et faible revenu... le contexte pousse à améliorer l'efficacité économique des exploitations.

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En région Pays de la Loire, les écarts peuvent aller de un à trois pour le coût de production de 100 kilos vifs, et de un à cinq pour la rémunération permise.
En région Pays de la Loire, les écarts peuvent aller de un à trois pour le coût de production de 100 kilos vifs, et de un à cinq pour la rémunération permise. - © Chambre d'Agriculture de Loire-Atlantique

L'analyse de 290 diagnostics « coûts de production » réalisés en 2011 en région Pays de la Loire montre des écarts de un à trois sur le coût de production pour 100 kilos vifs, et de un à cinq en rémunération permise », a expliqué Patrick Sarzeaud de l'Institut de l'élevage lors d'une conférence organisée dans le cadre du Space.
Deux tiers des élevages présentent un manque de productivité, un manque de produit ou bien une non maîtrise des charges. Il s'agit en majorité d'élevages de dimensions inférieures et avec des performances un peu moins bonnes. Les charges fixes pèsent lourd. Beaucoup d'entre elles ont des produits insuffisants du fait des prix et/ou des aides qu'ils touchent, ce qui annule une bonne productivité. Enfin certains ont des coûts alimentaires et des coûts d'équipements trop importants. « Il y a donc plusieurs façons d'améliorer la rentabilité, mais elles se rejoignent sur la nécessité de ne perdre aucun kilo et de bien les valoriser. »


Les économes, les productifs et les valorisateurs


Parmi ceux qui dégagent plus de 1,5 Smic par unité de main-d'oeuvre, on peut identifier trois profils d'éleveurs qui sont représentés dans tous les systèmes (naisseurs, engraisseurs, naisseurs-engraisseurs). Les économes ont un coût de production inférieur de 15 % à la moyenne. Ce sont souvent de petits élevages (50 vêlages par unité de main-d'oeuvre, naisseurs et naisseurs-engraisseurs) avec une forte rigueur budgétaire ou bien des élevages de taille moyenne avec un bon équilibre entre le coût et le produit. Leurs équipements sont bien dimensionnés.
Les productifs, ensuite, se caractérisent, comme leur nom l'indique, par une productivité (rapport entre produits et charges) supérieure de 40 % à la moyenne. Il s'agit de grands producteurs avec une bonne productivité du travail et de bons résultats techniques. Ils présentent un nombre de vêlages par unité de main-d'oeuvre supérieur de 14 vêlages à la moyenne sans dégrader les performances animales. Le coût de la main-d'oeuvre et du matériel est amorti sur davantage de kilos. Il s'agit de grands élevages relativement herbagers et très consommateurs de concentrés dont la moitié est produite sur l'exploitation. Ou bien d'élevages à conduites intensives avec plus de maïs ensilage et plus de stocks. Et enfin les valorisateurs, qui ont un produit supérieur de 17 % à la moyenne grâce au niveau de leurs prix de vente et/ou d'aides, du fait du type de bovins mieux conformés ou bien de la période de vente. Leurs performances techniques sont moyennes avec des charges alimentaires parfois fortes et des charges d'équipements plus élevées. Mais au final, la rentabilité est bonne. Ce sont cependant des systèmes plus sensibles aux aléas du prix des intrants et à la PAC.

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