Réussir bovins viande 13 novembre 2015 à 08h00 | Par Cyrielle Delisle

Des femelles parthenaises bien valorisées malgré la crise

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Génisses de race parthenaise au pâturage. Les effectifs de la  race Parthenaise progressent légèrement chaque année.
Génisses de race parthenaise au pâturage. Les effectifs de la race Parthenaise progressent légèrement chaque année. - © Emilie Durand

À l'annulation du Festival de l'élevage de Parthenais, en raison de la FCO, s'est ajoutée celle du concours national de la race Parthenaise. « La décision était délicate à prendre mais, compte tenu des incertitudes sur l'évolution de la zone de surveillance, il a été jugé opportun de supprimer la manifestation. L'idée était de faire au mieux pour éviter tout risque. Des éleveurs étrangers (irlandais, anglais et belges) étaient attendus à ce national. La Parthenaise tend à se développer en Belgique auprés d'éleveurs qui apprécient notre race et sa faculté à allier conformation et qualités maternelles satisfaisantes», note Didier Dupuis, le nouveau président de l'OS Parthenaise, éleveur à Vausseroux dans les Deux-Sèvres.


Didier Dupuis succède à Serge Bonnanfant à la présidence de l'OS Parthenaise.
Didier Dupuis succède à Serge Bonnanfant à la présidence de l'OS Parthenaise. - © F. d'Alteroche

En France, les effectifs continuent de progresser de quelques pourcents chaque année. « On comptabilisait 45 000 naissances en 2014 et 25 000 vaches en base de sélection. Les jeunes s'installent plutôt dans des structures existantes, familiales ou Gaec. On a peu d'installations directes. Mais comme pour toutes les races, dans les cinq à dix ans à venir, il y aura de gros troupeaux sans repreneur. Malgré la crise, la demande reste ferme pour les broutardes et génisses pleines. L'activité commerciale est satisfaisante pour les femelles de boucherie, et les animaux parthenais sont correctement valorisés. Par contre, le commerce est plus compliqué pour les jeunes bovins dont l'un des principaux débouché était le marché grec », poursuit le président. La demande en femelles pour le label rouge est en progression. La plus-value est là, malgré la crise. En 2014, un millier de vaches ont été écoulées par l'intermédiaire de ce débouché. En 2015, le label devrait encore enregistrer une hausse. « Il est encore possible de faire progresser le nombre de femelles label tout en gardant une valorisation correcte. »

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