Réussir bovins viande 05 janvier 2016 à 08h00 | Par François d'Alteroche

Des cases de tétée permettant d’accueillir une tante

Au lycée agricole de Tulle Nave, les veaux sous la mère sont engraissés dans des cases en libre-service. Après avoir vidé le pis de leur mère, ils achèvent leur repas grâce à une tante qui vient se positionner dans leur case. Elle est ainsi simultanément tétée par deux veaux.

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La particularité du dispositif fait que la tante entre dans la case des deux veaux, lesquels boivent donc d’abord le lait de leur vraie mère puis essorent le pis de leur mère adoptive.
La particularité du dispositif fait que la tante entre dans la case des deux veaux, lesquels boivent donc d’abord le lait de leur vraie mère puis essorent le pis de leur mère adoptive. - © F. Rousseau

Pour produire des veaux sous la mère suffisamment finis, le recours à une tante laitière est incontournable si on entend se passer de complémentation à base de lait reconstitué. Cette pratique est compatible avec des bâtiments équipés de cases de tétée en libre-service. Elle est facilitée si les cases ont été conçues pour permettre d’accueillir une tante sans que cette dernière ait pour autant besoin de venir prendre la place d’une Limousine, après que cette dernière ait été tétée.

Ce procédé a été mis en place à la ferme d’application du lycée agricole de Tulle Nave, où le cheptel limousin conduit en bio est principalement utilisé pour une production de veaux sous la mère. « La case à veaux est équipée à l’arrière d’un portillon d’entrée pour la tante, à l’avant d’une place de cornadis autobloquant et, à l’intérieur, de deux bat-flancs rabattables au moment de la tétée en vue de délimiter un espace central pour la tante », explique Francis Rousseau, animateur de l’association « Le veau sous la mère ».

Pour téter la tante, les veaux passent leur tête entre les barres métalliques du bas flanc, lequel est réglable et s’adapte à la croissance du veau. Hors phase de tétée, les deux bas flancs en inox sont positionnés à la verticale pour permettre aux deux veaux de se mouvoir sans difficulté à l’intérieur de la case.
Pour téter la tante, les veaux passent leur tête entre les barres métalliques du bas flanc, lequel est réglable et s’adapte à la croissance du veau. Hors phase de tétée, les deux bas flancs en inox sont positionnés à la verticale pour permettre aux deux veaux de se mouvoir sans difficulté à l’intérieur de la case. - © F. d'Alteroche

Les Limousines entrent avant les Montbéliardes

Sur la ferme du lycée, cet espace réservé au logement et à la tétée des veaux a été aménagé dans une annexe de la stabulation réservée aux mères et aux tantes, dans laquelle ces dernières sont logées dans deux cases différentes. Limousines et Montbéliardes ont accès aux cases des veaux deux fois par jour. Les Limousines sont les premières à entrer. Elles viennent se positionner sur la bordure extérieure de la case, dans les logettes conçues à cet effet, et sont attirées au cornadis par le concentré placé dans l’auge. Leur veau se met rapidement à téter en passant pour cela sa tête à travers les deux barres horizontales galvanisées.

Une fois les Limousines installées et bloquées au cornadis, les bat-flancs installés dans les cases sont rabattus. Ce travail est manuel mais facilité par le fait que le veau se positionne en bordure de case quand il tête sa mère. Puis le portillon situé à l’arrière de chaque case est ouvert. Il est alors possible d’aller chercher le lot de laitières. Mères comme tantes savent rapidement dans quelle stalle ou case elles doivent se positionner. Comparativement à un dispositif en logettes alternées classique, où les veaux sont complémentés au biberon avec du lait reconstitué ou au préalable trait sur des laitières, le dispositif mis en place au lycée de Tulle ne permet pas toujours d’ajuster strictement les besoins des veaux aux disponibilités conjuguées de la mère limousine et de la tante laitière.

« Ce sont des installations en inox, à l’exception des cornadis autobloquants et des bat-flancs séparant les logettes des mères limousines. Le coût de revient de chaque module de logement-tétée (2 places de veau + 3 places de vache) avoisine 2000 €. Il devrait pouvoir être réduit d’environ 20% s’il est fabriqué en série », précise Francis Rousseau.

- © Infographie Réussir

 

 

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