Réussir bovins viande 07 mai 2001 à 15h27 | Par François d´Alteroche

Au pied du Mont Lozère : les Sabots d´Or pour Didier Daudé

Didier Daudé, le lauréat des Sabots d´or pour la race Aubrac est installé à Frayssinet de Lozère, dans les Cévennes, à 1150 m d´altitude sur le versant sud du Mont Lozère.

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Il y conduit un petit troupeau de 35 vaches principalement destinées à une production de broutards et de génisses de renouvellement.

Voilà six ans que Didier Daudé a repris l´exploitation familiale située au pied du massif granitique du Mont Lozère. Après avoir légèrement augmenté l´importance de son cheptel et construit un bâtiment pour faciliter ses conditions de travail et le mode de logement de ses animaux, il travaille sans relâche à l´amélioration génétique de son cheptel. Il poursuit en cela le travail que son père avait démarré au début des années quatre-vingt lorsque ce dernier avait adhéré au contrôle de performances tout en optant pour l´homogénéisation raciale. Les vaches de race Aubrac avaient alors remplacé les croisées "internationales" qui constituaient la base du troupeau. Celui-ci se compose aujourd´hui de 35 vaches, toutes conduites en race pure, avec comme objectif d´avoir des vêlages précoces. Ils ont lieu de décembre à mars avec un gros pic en décembre et janvier. "Je vends systématiquement toutes les vaches qui n´ont toujours pas vêlé à la fin mars", explique Didier Daudé. Ainsi l´an dernier, après s´être décalée, même Horloge qui était pourtant l´une des bonnes vaches du troupeau, puisque mère du taureau Outsider aujourd´hui disponible à l´insémination, a été réformée et vendue pour l´élevage en Haute-Loire.
70 % d´IA
L´une des autres caractéristiques de cet élevage est d´avoir très largement recours à l´IA depuis de nombreuses années. Même si cette technique oblige à sortir les vaches tous les jours de début mars à fin avril pour repérer les chaleurs, près de 70 % des femelles du troupeau sont régulièrement inséminées et 33 des 36 vaches qui ont vêlées cette année sont elles-mêmes issues d´insémination. Toutefois, Egyptien, Impresario et Hector font pour l´instant partie des taureaux qui auront le plus largement marqué le troupeau.
C´est à la mi-février, que Didier Daudé établit son planning d´accouplements. Pour cela, il se fait conseiller par Luc Sarrouy, le technicien de Bovins Croissance qui depuis six ans suit son élevage. "On fait d´abord à la maison la liste de toutes les vaches qui seront à inséminer en priorité. Puis on va à l´étable, avec le BGTA dans les mains. On choisit alors le taureau au vu des index et de la morphologie de chaque vache en faisant très attention au bassin, aux aplombs et à une éventuelle consanguinité tout en essayant de mettre toujours des taureaux possédant de bonnes références laitières", explique Luc Sarrouy. Mais l´objectif n´est pas pour autant de chercher à avoir des niveaux d´indexation record. L´idée est davantage d´avoir des index les plus réguliers possible sur les différents postes pris en considération. "Et ce n´est pas pour autant que l´on multiplie le nombre de taureaux. On se base généralement sur quatre, voire cinq taureaux différents. Ensuite, environ 80 % des IA seront programmées avec des taureaux connecteurs dont les grandes caractéristiques de la production sont bien connues. Les 20 % restants sont le fait de taureaux récemment mis en service en essayant autant que faire se peut de faire naître plusieurs veaux d´un même taureau, histoire de ne pas avoir à porter de jugement personnel sur un reproducteur d´après les qualités ou les défauts d´un seul de ses produits.
Choix des génisses
Une bonne quinzaine de génisses naissent chaque année sur l´exploitation. Après avoir éliminé sans tarder celles qui pouvaient poser un quelconque problème, toutes sont ensuite conservées et mises à la reproduction en utilisant alors largement les taureaux de l´exploitation. Ces derniers sont ensuite indispensables pour assurer les éventuels retours dans chacun des deux lots de vaches suitées une fois que les animaux ont été remis à l´herbe à partir du début du mois de mai.

Pour trier les génisses à conserver qui assureront les 15 à 20 % du renouvellement annuel, à côté du caractère, ce sont encore et toujours les mêmes critères qui vont entrer en considération. "Je suis très à cheval sur la docilité. Ensuite le choix de celles que je vais conserver est un compromis entre la morphologie (bassin, aplombs, type racial...) et les index."
©F.d´A.

Didier Daudé et Luc Sarrouy
Depuis 1997, tout le troupeau est hiverné dans la nouvelle étable de 64 places attachées et à partir de début mars vaches et génisses sont détachées tous les jours pour repérer les chaleurs en vue d´obtenir des vêlages suffisamment précoces.





avec la participation de Ragt / Pfizer

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