Réussir bovins viande 25 avril 2017 à 08h00 | Par François d'Alteroche

Associer libre-service et raclage performant

Au Gaec Virely à Écutigny en Côte-d’Or, la dernière stabulation construite associe râtelier libre-service pour simplifier l’affouragement et couloir raclé pour économiser la paille.

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Les râteliers LS sont aux deux extrémités du couloir raclé et les abreuvoirs ne sont pas équipés de boucliers qui permettraient d’obliger les animaux à boire uniquement depuis le couloir. © F. d'Alteroche Le racleur nécessite une rainure dans le béton (1,5 x 4,5 cm). Son ergonomie (absence d’arrêtes vives ou tranchantes) a été adaptée pour permettre le passage sans risque de blessure sur les animaux. © F. d'Alteroche La fumière est également utilisée pour une étable entravée située juste à côté. © F. d'Alteroche Le paillage puis le curage des aires paillées est réalisé depuis les portes situées à l’arrière de la stabulation. © F. d'Alteroche La propreté du couloir est tout particulièrement appréciée pour les différentes interventions qui doivent être réalisées (inséminations …). © F. d'Alteroche Les cases à veaux et le box de vêlage sont très facilement accessibles depuis le couloir d’alimentation. Une plate-forme permet de stocker deux bottes de foin qui sont ensuite utilisées pour les râteliers des veaux. © F. d'Alteroche

Pour compléter son parc de bâtiment, Charles Virely, éleveur en Côte-d’Or a investi en 2015 dans une stabulation de 933 m2 (42 m de long sur 21,5 de large) en ossature fer fermée sur ses quatre faces et équipée de deux portes à enrouleur à chaque extrémité du couloir d’alimentation. Il lui permet d’hiverner 54 vaches suitées vêlant en début d’hiver, réparties en deux lots de même importance. Chacune communique avec une case à veau et un box de vêlage.

Économie de paille et de temps de travail

Deux grands principes ont orienté son choix : les économies en paille et la mise en place de râteliers libre-service pour limiter le temps consacré à l’affouragement. La stabulation repose donc sur une aire de couchage paillée associée à un couloir d’alimentation raclé avec des râteliers libre-service très faciles à regarnir depuis l’extérieur. L’alimentation des deux lots repose sur du foin disponible à volonté avec une complémentation en céréales et tourteaux individualisée au cornadis.

Le couloir raclé fait 3,5 m de large et près de 50 m de long avec une contremarche de 50 cm de large et 25 cm de haut côté cornadis. Un petit mur à l’arrière de l’aire paillée permet de guider le racleur. « La consommation de paille est réduite d’environ 30 % par rapport à des cases 100 % paillées. », a calculé Charles Virely. Les deux râteliers libre-service sont situés à chaque extrémité du couloir et régulièrement regarnis depuis l’extérieur. Ils peuvent accueillir trois bottes et permettent à cinq ou six vaches de manger simultanément de front. Ces dernières sont bloquées le matin au moment de la distribution des concentrés puis le couloir est raclé deux fois par jour à 12 et 21 heures. Pour réaliser cette tâche, Charles Virely a choisi d’investir dans un robot de raclage Mirobot de la marque Miro. Peu courant en système allaitant, il peut pousser jusqu’à 900 kg de fumier lequel se déverse à une extrémité du couloir sur une fumière de 96 m2 associée à une fosse à purin de 37,5 m3 également utilisée pour une étable entravée. Cet hiver, il n’a pas posé de problèmes particuliers malgré le gel même si la température extérieure est descendue jusqu’à -15 certaines nuits de janvier. Mais  il n’aurait pas fallu que ce froid dure plus longtemps. Au besoin, il est toutefois possible de racler avec un tracteur.

Programmation du racleur pour une utilisation biquotidienne

Le racleur fonctionne sur batterie et est programmé pour une utilisation biquotidienne. Il serait possible d’accroître cette fréquence, mais ce n’est pas nécessaire compte tenu de la faible longueur du couloir et de la nature du fumier. Il s’arrête lorsqu’il rencontre un obstacle grâce à un capteur de sécurité intégré au capot. Prudent, Charles Virely veille à ce qu’il y ait quelqu’un dans la stabulation lorsqu'il est en mouvement, du moins tant qu’il y a des veaux de moins de dix jours dans l’une des deux cases. Une fois le travail réalisé, il se positionne à l’extrémité du couloir sous le râtelier et se met automatiquement en charge. Le coût global de la stabulation a été de 118 442 € soit 2193 €/place. Ce chiffre inclut le coût du racleur : 13 000 €. Le bâtiment a bénéficié de 49 000 € de subvention, soit 1286 €/place, subventions déduites.

Chiffres clés

238 ha dont 68 de culture et 170 d’herbe

115 vêlages par an. Vêlage de décembre à mars. Vente de broutards lourds et femelles finies.

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