Machinisme 17 avril 2014 à 08h00 | Par Michel Portier

Agroéquipements, des chiffres records à relativiser

Les très bons résultats du marché français ne profitent qu’en partie aux industriels de l’hexagone qui subissent une forte concurrence étrangère.

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- © New Holland

6 milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires record du marché français des agroéquipements annoncé par l’Union des industriels de l’agroéquipement Axema. Ce niveau encore jamais atteint représente une hausse de 8,6 % par rapport à l’année 2012 qui était déjà un très bon cru. La baisse attendue de 10 % pour 2014 fait ainsi figure de relative bonne nouvelle, suite à ces deux années de fortes hausse. Certains constructeurs estiment toutefois que cette prévision sera difficile à tenir, compte tenu de la forte baisse des ventes du début d’année.

Le marché français est de plus en plus dépendant des importations de matériel étranger, principalement venu d’Allemagne (38 %). Celles-ci ont représenté en 2013 76 % du matériel vendu en France, atteignant 4,6 milliards d’euros, en hausse de 8 %. La production française d’agroéquipements n’alimente plus que 24 % du marché français, une part inférieure aux importations de matériel allemand qui représentent en 2013, 29 % des ventes de matériel sur notre territoire. Les constructeurs français subissent ainsi une forte concurrence sur leur marché intérieur, sans pour autant tirer leur épingle du jeu à l’export, les exportations étant restées stables en 2013 à 3 milliards d’euros. L’industrie française était sur l’année 2012 le troisième contributeur de l’industrie européenne des agroéquipements avec une part de 13 %, loin derrière l’Allemagne (30 %) et l’Italie (20 %).

La France conserve donc une industrie dynamique, mais qui doit mieux s’organiser pour conquérir des parts de marché à l’export, tout limitant sa perte de terrain sur son marché intérieur. Un des facteurs de réussite reste la qualification de la main d’œuvre, sujet toujours sensible pour la filière. Axema développe ainsi une nouvelle activité de formation avec une commission dédiée et un pôle « emploi-formation ». Quant à l’association Aprodema, elle se concentrera désormais sur la promotion des métiers.

 

Des moyens pour l’isobus

Dans un but de se différencier par la haute technologie et de faciliter l’accès aux marchés export, les membres d’Axema ont créé un centre de compétence dédié à la technologie isobus en collaboration avec la société Kereval. Celui-ci a pour objectif de former, de favoriser le développement de l’isobus, de participer aux groupes de travail de l’AEF à laquelle adhère Axema et de devenir à terme un centre de certification isobus AEF. La France accueillera l’automne prochain un PlugFest, rencontre mondiale où constructeurs et développeurs testent la compatibilité de leurs équipements Isobus. Afin de faciliter l’accès des agriculteurs à l’isobus, Axema souhaite également promouvoir le format isoXML qui est encore très peu utilisé par les éditeurs français de logiciels de gestion d’exploitation.

 

La flambée des immatriculations en 2013

- 34 443 tracteurs standards (+11 %)

- 2 473 moissonneuses-batteuses (+32 %)

- 4 681 chargeurs télescopiques (+20 %)

 

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